Bob DYLAN prix Nobel de littérature

A la surprise générale, Robert ZIMMERMAN, alias Bob DYLAN, a obtenu le prix Nobel de littérature en ce jour du 13 octobre 2016. Voici le thème de naissance du chanteur né le 24 mai 1941 à 21h05 dans le Minnesota.

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Bob DYLAN est né à l’heure de la Lune. Une Lune en Bélier mais conjointe à Saturne 27 Bélier en aspect partile à l’ascendant 27 Scorpion. Quand le maître de l’heure est conjoint à une autre planète, c’est cette dernière qui devient le vrai maître de l’heure. Saturne exprime souvent le refus, l’opposition. Ici, c’est le refus de la guerre (Saturne en chute dans le Bélier, signe de Mars). Bob DYLAN, pour ceux de ma génération, est le symbole de l’opposition à la guerre du Vietnam.

Bob DYLAN est donc, avant tout, un saturnien. Ces chansons sont d’ailleurs d’une grande sobriété. Il est à l’antithèse des chanteurs (et surtout chanteuses) américains d’aujourd’hui, qui braillent des mots qui n’ont souvent aucun sens. C’est donc un message fort que celui d’honorer le vieux poète anti militariste alors que les bruits de bottes résonnent chaque jour davantage dans nos têtes.

En général, la cour de Suède récompense l’auteur d’une œuvre qui exprime des idées plutôt humanistes. Mais là, la cour va beaucoup plus loin en honorant un homme qui s’est élevé, en son temps, contre le système. De plus ce poète est un chanteur, un art mineur, aurait dit Gainsbourg, rarement reconnu par l’intelligentsia. Je ne sais pas quelle incidence aura ce prix. Je doute qu’il puisse, à lui seul, freiner les ardeurs bellicistes des dirigeants du monde. Néanmoins, pour une fois, je me réjouis de ce choix.

Ce prix est d’ailleurs un pied de nez aux astres puisqu’il est décerné le jour d’un carré exact entre Mars et Mercure, une configuration qui porte à la querelle et aux rixes.

Ce sont les directions évolutives du 13 octobre 2016 qui traduisent le mieux le prix dont Bob DYLAN est honoré.

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Lorsque l’on reçoit un prix, surtout quand il est prestigieux, il faut de la lumière. Ce jour-là, l’ascendant évolutif se situe à 10 Cancer, sur Pluton natal, mais surtout au sextile partile du Soleil natal 10 Taureau. Le Soleil du jour est à 28 Vierge, la Lune du jour à 28 Verseau et la Lune natale à 28 Bélier. Triple aspect partile entre les luminaires du jour et un luminaire du natal.

Ce qui m’intéresse, dans cette nomination, c’est son symbolisme et ses synchronicités. Le symbolisme parce que c’est un homme engagé contre la guerre que l’on récompense. Synchronicités parce que notre époque a quelque chose de commun avec les années 60. Bob DYLAN s’était fortement engagé pour la défense des droits civiques des noirs en 1963 (Bob DYLAN et Joan BAEZ organiseront la marche de Washington qui regroupera 200 000 personnes), l’année de l’assassinat de KENNEDY, et deux ans avant celui de Malcolm X. Aujourd’hui, malgré un président métissé, ethniquement et religieusement, la question noire est à nouveau au centre de la vie politique. Les années 60 furent celles d’un carré Saturne/Neptune. C’est le même carré qui prévaut aujourd’hui.

Pourtant il y a une différence avec les années 60. La jeunesse d’aujourd’hui est beaucoup plus sage. Nuit Debout, les Indignés, Occupy Wall Street, Podemos ne sont qu’une pâle copie des manifestations des années 60. Il y avait alors une force, un enthousiasme, une énergie créatrice à soulever les montagnes, et qui se traduisait dans la musique, le théâtre, le cinéma. Aujourd’hui, rien ! Que des produits marketing pour faire du fric. Notre jeunesse se complaît dans le virtuel des jeux vidéos, dans la course aux Pokemon, dans les slogans à la Charlie. Aurait-elle perdu l’espoir de changer le monde ? Pourtant, seule la jeunesse, dans une déferlante mondiale, pourrait faire plier les fous qui nous gouvernent. Mais cela ne se décrète pas. Quand Bob DYLAN chantait dans sa tenue beatnik, venant de sa petite ville de province, il ne savait pas qu’il allait changer le monde. C’est venu malgré lui, parce qu’il était en phase avec toute la jeunesse de son époque.

Dans les années 60, la jeunesse voulait changer le monde parce qu’elle croyait que le monde avait un futur. La jeunesse saurait-elle, inconsciemment, que le monde n’a plus de futur ? Est-ce pour cela qu’elle préfère le virtuel au réel ?

Le vieux DYLAN doit être bien embarrassé avec ce prix, lui qui ne les aime pas. Il doit déjà se demander : mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur dire lors de la cérémonie officielle ? Peut-être devrait-il le refuser, comme Sartre en son temps. Ce geste aurait plus d’impact qu’un discours académique.

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