Le 18 juin 2017, nous en aurons enfin fini avec cette interminable élection présidentielle et législative. Comme je vous l’avais annoncé, nous sommes bien arrivés aux termes d’un cycle de 72 ans, entamé en 1945, à la Libération, concluant la phase descendante qui a commencé en 1981, 36 ans après la fin de la guerre.
Constatons que ce sont les partis politiques qui ont fait la vie politique depuis 36 ans qui s’écroulent, mettant un terme au jeu de fausse alternance entre une droite et une gauche qui ne faisaient qu’appliquer la même politique. Les Français ont fini par s’apercevoir de cette supercherie. La moitié d’entre eux ne votent plus et l’autre moitié se regroupe dans un parti unique, représentant la pensée unique, à la botte d’un monarque président dont nul ne sait ce qu’il veut faire exactement. La seule chose que l’on sait de manière à peu près sure est qu’il sera étatiste, atlantiste, européiste et sioniste. Rien de nouveau donc dans notre paysage politique. Seul le style devrait changer, notre Saturne/Régulus en Lion avec Lune en Bélier étant plus autoritaire que ses deux prédécesseurs.
Le hasard du calendrier a voulu que la nouvelle assemblée nationale soit élue le 18 juin 2017. Le 18 juin n’est pas une date anodine pour nous Français. Elle nous renvoie à l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle à Londres. Appel, nous dit-on, peu entendu, mais qui fut décisif puisque, 4 ans plus tard, le général entrait triomphalement dans Paris libéré.
Voici le thème du jour du 18 juin 1940.

Le signe des Gémeaux se lève. C’est le signe de la communication (l’appel du 18 juin se fit à la radio). Le Soleil est conjoint à l’étoile fixe Bételgeuse qui est de nature Mars/Mercure. Or, Mars et Mercure sont conjoints dans ce signe des Gémeaux, Mercure y est dignifié. C’est la conjonction du discours critique, de la force de conviction. Vénus, Planète Levante, est la planète de l’union. Le discours tend à convaincre les Français de s’unir dans un pays coupé en deux (Gémeaux = signe double). L’esprit de résistance est illustré par la position de la Lune en Scorpion. Mais le point le plus important réside dans la conjonction très étroite de la Lune Noire et du Nœud Sud en Poissons. Cette conjonction, très haut placée dans le ciel, indique la nécessité d’un dépassement après la défaite et de ne pas accepter le déshonneur. Neptune qui maîtrise cette conjonction est conjointe à Cérès en Lion, appelant au sacrifice pour retrouver l’honneur perdu.
Voyons à présent le thème du 18 juin 2017.

La Planète Levante se trouve, comme en 1940, dans le signe des Gémeaux. L’on peut dire que la France est toujours coupée en deux entre les Français qui ont voté et ceux qui n’ont pas voté, les gagnants de la mondialisation et les perdants. Mais alors que Vénus, planète d’union, se levait en 1940, c’est Mars qui la remplace au levant. Loin d’être une assemblée de rassemblement des Français, je crains fort que celle-ci ne cherche à imposer le point de vue des uns contre celui des autres. Mars n’est guère consensuel.
De plus, Mercure, maître des Gémeaux, qui était dignifié en 1940, est ici pérégrin et en maison XII, brûlé par le Soleil et, plus grave encore, à l’opposition de Saturne à la fin du Scorpion. Saturne est la planète qui divise. L’opposition à Mercure fait craindre de mauvais choix. Mercure était très bénéfique en 1940 ; il est fortement négatif en 2017.
Aucune planète n’est dignifiée dans ce thème. Au contraire, les deux bénéfiques, Vénus et Jupiter sont en exil en Bélier et en Vierge. Neptune au MC, qui dispose de la Lune, montre que les buts ne sont pas clairs, ou qu’ils sont cachés.
Mars en Gémeaux montre que le pouvoir aura des rapports difficiles avec la presse. Mais ce que je crains le plus, avec une telle configuration, c’est que le parlement vote des lois liberticides contre les sites Internet qui ne plairont pas au pouvoir. Cette tentation de gouverner par la force et de taire toute dissidence est bien réelle. Le fait de vouloir faire entrer dans la loi ordinaire des dispositions de l’état d’urgence transformera notre pays en état d’urgence permanent où l’arbitraire remplacera l’état de droit.
Tous les 18 juin ne se valent pas. Il en est qui se veulent libérateurs et d’autres qui se montrent oppresseurs.

























