Hier soir, lundi 9 avril 2018, MACRON s’est fendu d’un discours au Collège des Bernardins devant des représentants de l’Eglise catholique. Il a présenté sa version de la laïcité, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne convient pas du tout aux laïcistes de gauche. Il le lui font savoir le lendemain au sein des journaux, des partis politiques, des associations, montrant en cela à quel point le divorce est en marche entre le chef de l’état et la majeure partie de ceux qui on voté pour lui.
Voici le thème harmonique 9 du thème de la Pleine Lune progressée au 9 avril 2018.

Ce thème correspond parfaitement aux propos du chef de l’état, par sa violence et par les idées qu’il a défendues. Violence du discours militant par l’ascendant exactement sur Antarès et la présence de Mars au Fond du Ciel. Le religieux est ici représenté par la Lune, maître de la maison IX dans le signe des Poissons (signe du christianisme), conjointe à la Part de Religion exactement sur SCHEAT, une étoile violente, synonyme de naufrage .
Que veut M. MACRON ? Il affirme vouloir resserrer les liens en voie de relâchement, entre les catholiques et la République. Personnellement je n’ai pas été surpris par cette proposition. Déjà, pendant sa campagne présidentielle, il avait rendu un hommage à Jeanne d’Arc et s’était rendu au PUY du FOU rencontrer Philippe de VILLIERS. Cela aurait dû mettre la puce à l’oreille des laïcards de gauche et d’extrême gauche qui ont appelé à voter pour lui. Puis, récemment, il a décidé de faire de Arnaud BELTRAME un héros national, selon les valeurs chrétiennes, soit un martyre. Ce sont des symboles forts que les leaders de la gauche, à commencer par MELENCHON, n’ont pas perçus.
Toutefois, il ne faudrait pas croire que l’Emmanuel a fait son chemin de DAMAS, et qu’il a été subitement touché par la grâce divine. Le thème est très clair à cet égard. L’ascendant en Scorpion, signe de l’islam, et Mars au FC, nous met sur la voie. Le chef de l’état, ayant considéré que l’islam était à présent dominant en France (ascendant sur Antarès en Scorpion), veut lui opposer un contrepoids religieux, et se tourne, pour se faire, vers nos racines chrétiennes.
Il dit ceci « « Je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens. Je ne suis ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain. »
Il s’agit donc d’une relecture, très personnelle, de la laïcité. Puisque l’on ne peux pas éradiquer l’islam, il faut lui opposer une force religieuse équivalente. Puisque l’islam ne veut pas de séparation entre l’église et l’état, alors que les catholiques influent également dans le domaine politique. Il faut être un peu tordu et très naïf pour imaginer que cela puisse fonctionner, mais c’est bien ce qu’il ressort du cerveau du chef de l’état.
Emmanuel MACRON confond le spirituel et le religieux et ne prend pas en compte trois éléments. Le premier est que l’Eglise catholique d’aujourd’hui n’est pas celle du début du 20ème siècle. Elle est très affaiblie et nullement unitaire. La seconde est que la grande majorité de la population ne veut pas entendre parler de religion. La troisième est que l’islam sortirait renforcé, dès lors que l’on accepterait que les religions puissent interférer dans la politique. MACRON s’est laissé piéger par le discours des Frères Musulmans, en inversant les valeurs de la laïcité. La laïcité veut que chacun puisse, à titre personnel, suivre sa religion, et non que les religions interfèrent directement dans la vie politique.
M MACRON n’a pas non plus compris que la République, issue de 1789 et 1792, s’est construite contre la religion catholique. Ses amis francs-maçons vont sans doute devoir le lui rappeler. S’il veut remettre le sacré au cœur du politique, il devra alors affronter les héritiers de la révolution française et cela risque d’être chaud. Il n’aura ni les troupes ni l’opinion publique pour y parvenir.
Bien au contraire, sa démarche, s’il devait la développer davantage, conduirait les Français à la guerre civile entre les partisans des églises et tous les autres. Ce président est bien mal parti.


































